Introduction
Comprendre son histoire familiale peut ouvrir de nouvelles perspectives.
Mais une prise de conscience ne suffit pas toujours à transformer durablement ce qui se joue sur le plan émotionnel ou relationnel.
Certaines difficultés prennent racine dans des transmissions ou répétitions familiales, des places, des loyautés invisibles ou des représentations qui continuent d’agir inconsciemment aujourd’hui.
Le processus de psychogénéalogie & art-thérapie utilise dès le début la représentation symbolique comme médiateur thérapeutique. Il aide à révéler ce qui est non conscient dans les blocages, la place occupée, les loyautés invisibles ou les fonctionnements hérités. Ce qui est mis au jour est ensuite accompagné dans un processus de transformation qui associe le travail symbolique, la dimension généalogique et les outils propres à chaque professionnel de la relation d’aide.
Le processus de psychogénéalogie et art-thérapie révèle les héritages invisibles
La psychogénéalogie est une discipline à part entière qui permet d’explorer de façon approfondie l’histoire familiale, les transmissions transgénérationnelles et leurs répercussions sur la vie actuelle.
Le processus de psychogénéalogie & art-thérapie ne poursuit pas le même objectif. Il s’intéresse à l’arbre généalogique tel qu’il est représenté dans la psyché de la personne au moment de la séance, afin de mettre en évidence ce qui agit aujourd’hui et peut constituer un frein à son évolution.
On retrouve notamment des répétitions relationnelles ou amoureuses, des peurs inexpliquées, des échecs récurrents, des blocages émotionnels, des difficultés à trouver sa place, ou des loyautés invisibles.
Le processus s’appuie sur les représentations symboliques de la personne. Il permet ainsi de travailler même lorsque l’histoire familiale est peu connue, incomplète ou marquée par des ruptures de liens. Ce qui importe ici n’est pas tant d’avoir un arbre généalogique complet que la manière dont celui-ci continue de vivre dans la réalité psychique du patient.
Pourquoi le mental ne suffit pas toujours
Comprendre son histoire constitue une étape importante.
Pourtant, chacun peut constater qu’il est possible d’identifier l’origine d’une difficulté sans pour autant réussir à modifier durablement ses réactions.
Les transmissions familiales s’expriment aussi à travers les émotions, les sensations corporelles, les représentations symboliques et les fonctionnements automatiques.
C’est pourquoi un accompagnement peut gagner en profondeur lorsqu’il mobilise à la fois les dimensions cognitives, émotionnelle et symbolique.
Loyautés, secrets et interdits : ce qui agit dans l’ombre
Les loyautés familiales peuvent être profondément structurantes.
Certaines soutiennent la personne : elles donnent un sentiment d’appartenance, de continuité, de racines. D’autres deviennent limitantes lorsqu’elles empêchent l’autonomie, la réussite, la séparation psychique ou le droit de choisir autrement.
Un patient peut ainsi se sentir inconsciemment empêché de réussir professionnellement, de vivre une relation de couple stable, de quitter sa région ou son milieu, de devenir parent, ou de se sentir légitime.
Les secrets, les tabous et les non-dits peuvent également agir dans la généalogie. Ils ne se transmettent pas toujours sous forme de récits explicites, mais parfois sous forme de tensions, de silences, d’injonctions ou de répétitions. Le rôle du professionnel est d’aider à mettre en lumière ces dynamiques, avec prudence, respect et discernement.
Ce que les deuils familiaux peuvent transmettre, sans que personne n’en ait conscience
Toutes les lignées ont traversé des deuils. Mais la façon dont chacun de ces deuils a été vécu laisse une empreinte durable : elle façonne, dans la psyché familiale, une sorte de modèle face à la mort. Ce modèle pose une question implicite : la perte est-elle un événement dont on peut se relever, aussi douloureux soit-il, ou bien vit-on la mort comme un effondrement définitif, la fin de son monde ?
Les deuils traversés par une famille ont pu prendre des formes très diverses selon l’âge de la personne disparue, le caractère brutal ou prévisible du décès, ou le contexte de l’époque. Dans certaines générations précédentes, il n’était tout simplement pas possible de traverser pleinement un deuil : il fallait « faire tourner la maison » parfois en pleine guerre ou encore l’époque donnait moins de place aux émotions.
Lorsqu’un deuil reste figé, tabou, ou prend une forme pathologique, ses effets peuvent se transmettre de façon insidieuse. Un parent traversant un deuil non résolu peut se retrouver, sans le vouloir, en dissociation traumatique : présent physiquement, mais moins disponible psychiquement, y compris auprès de ses propres enfants. Dans d’autres familles, c’est simplement qu’aucun modèle de traversée du deuil, aucune ressource face à la perte, n’a jamais pu être montré ou transmis.
Est-ce possible, et si oui, comment parle-t-on de la mort à ses enfants ? Comment les accompagne-t-on lors du décès d’un proche ? La question se pose différemment dans chaque famille, souvent en écho à ce qui s’est joué, ou non, dans les générations précédentes. Cette dimension du deuil familial, souvent invisible, fait partie des éléments que le travail sur l’histoire familiale peut mettre en lumière. La façon dont on a intégré le rapport à la mort et la capacité à faire des deuils remet paradoxalement la lignée dans la vie.
Ce que l’art-thérapie débloque émotionnellement
Dans cette approche, l’art-thérapie ne vient pas compléter la psychogénéalogie : elle participe au processus dès le début de ce travail.
La représentation libre et symbolique permet de rendre visibles les représentations inconscientes du système familial et d’accéder à des informations qui ne passent pas uniquement par la parole.
Les couleurs, les formes, les symboles et l’organisation de l’espace deviennent des supports d’exploration et de transformation.
Le processus créatif et néanmoins structuré favorise notamment l’émergence de prises de conscience, la mise en mouvement de schémas familiaux, l’expression de ce qui ne trouve pas encore les mots, et une évolution de la perception de sa place dans sa famille et dans sa vie.
Ce principe rejoint des observations plus larges sur la mémoire traumatique : certaines expériences marquantes, notamment les plus anciennes ou les moins verbalisées, semblent stockées davantage sous forme sensorielle et corporelle que sous forme de récit. L’expression artistique, en sollicitant le geste, la couleur ou la matière plutôt que les mots, offrirait un accès plus direct à ces mémoires implicites, ce qui explique en partie pourquoi le passage par le symbole précède souvent, dans ce travail, la mise en mots.
Une approche thérapeutique puissante à Nantes
Véronique Bouquet développe depuis de nombreuses années un processus original qui combine psychogénéalogie & art-thérapie.
Cette approche intégrative s’adresse aux professionnels de la relation d’aide qui souhaitent enrichir leur pratique avec un processus directement utilisable dans leurs accompagnements, quels que soient les outils qu’ils utilisent déjà.
La formation proposée est une formation continue de trois jours. Elle ne forme ni au métier de psychogénéalogiste, ni à celui d’art-thérapeute. Elle transmet un processus spécifique qui peut venir enrichir une pratique professionnelle existante, en individuel, avec les familles ou en groupe.
FAQ
La psychogénéalogie permet d’explorer les liens entre l’histoire familiale et certaines difficultés actuelles. Le processus de psychogénéalogie & art-thérapie proposé en formation s’intéresse, quant à lui, à la manière dont le système familial est vécu et représenté aujourd’hui par la personne afin d’accompagner sa remise en mouvement.
Non. Aucune compétence artistique n’est nécessaire. La création est utilisée comme support thérapeutique et comme moyen d’accéder aux représentations symboliques de la personne.
Non. Aucune formation préalable en art-thérapie ou en psychogénéalogie n’est nécessaire. Un prérequis est en revanche demandé : disposer d’une formation initiale dans la relation d’aide (psychologue, psychothérapeute, coach, conseiller conjugal…) et d’une première expérience de conduite d’entretien ou d’animation de groupe.
Non, ce n’est pas nécessaire : le processus part de ce que la personne connaît, ressent ou représente. Nous détaillons ce point plus en profondeur dans notre article dédié à la psychogénéalogie et à l’art-thérapie.
Oui. Le rapport à la mort, au deuil et aux traumatismes est un fil transversal que l’on retrouve dans plusieurs formations : l’accompagnement du deuil périnatal, le travail avec l’enfant intérieur, et le processus de psychogénéalogie & art-thérapie présenté ici.
Véronique Bouquet propose à Nantes une formation continue de trois jours destinée aux professionnels de la relation d’aide. Elle transmet un processus original de psychogénéalogie & art-thérapie, directement intégrable dans une pratique existante.
→ Découvrir la formation Psychogénéalogie & Art-thérapie, ou les formations complémentaires Accompagnement du deuil périnatal et Travailler avec l’enfant intérieur